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MANAGEMENT & STRATÉGIE

By on mai 31, 2017
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Une politique touristique à redéfinir !

 118 éme place mondiale

Les infrastructures d’accueil, la qualité des services offerts ou encore les sites proposés, ce triptyque de base, incontournable pour drainer le touriste vers la destination Algérie, semble ne pas être présentement dans la meilleure option.

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Et pourtant ce ne sont pas les potentialités naturelles qui manquent. Mais l’Algérie est classée à la peu reluisante 118e place mondiale en attractivité touristique, avec quelque 1,7 million de touristes qui l’auraient visitée en 2016, selon le dernier rapport du Forum économique mondial publié en avril dernier. Depuis le milieu des années 80, alors que le secteur connaissait un boom à l’échelle planétaire, l’Algérie amorçait une descente dans l’incertitude. La crise économique et politique d’alors, provoquée par la dégringolade du prix du pétrole et le surendettement extérieur de l’État, ont fait du secteur touristique sa première victime. Les stratèges de l’époque pensaient que ce secteur ne pouvait aucunement se substituer à l’agriculture ni au si fragile secteur de l’industrie qui n’était pourtant fondé que sur une poignée de complexes livrés clé en main. L’arrivée de Bouteflika à la tête de l’Etat en 1999 a été le fer de lance d’une nouvelle ère pour l’Algérie qui recouvrait, peu à peu, sa place dans le concert des nations. L’Algérie devient alors fréquentable. Elle a vu des flux d’étrangers arrivant dans les aéroports. Mais c’était pour espérer avoir une part de la manne financière en fermentation soutenue grâce à l’envolée des prix du pétrole.Du tourisme d’affaires, en somme, qui a tout de même ravivé les caisses des grands hôtels algérois. Quid du tourisme d’aventure et de découverte ? A vrai dire, l’Etat algérien ne s’est pas trop forcé pour provoquer l’effet d’entraînement sur un secteur moribond ! La succession des ministres, pour la plupart issus des partis islamistes, à ce département du tourisme n’a pas permis d’asseoir une réelle politique touristique. La démagogie a pris le dessus sur une vraie stratégie, devant faire de la richesse naturelle et de la diversité des territoires et des cultures une destination de choix. L’Etat, par l’entremise des ministres du Tourisme et de l’Artisanat, a fait trop dans le folklore, occultant le besoin en infrastructures et les aspects devant assurer le bien-être des visiteurs. En dix ans, il y a eu plus d’inaugurations officielles, avec faste et fanfares, de festivals de produits artisanaux que d’infrastructures d’accueil et d’hébergement. Pire, les deux principaux instituts d’hôtellerie et de tourisme, de Tizi-Ouzou et de Boussaâda en l’occurrence, continuent de fonctionner au même régime d’il y a 40 ans. L’Algérien est par nature râleur et parfois ringard lorsqu’il s’agit d’assurer un service. Un état d’esprit aggravé par le manque de formation inhérente aux services de tourisme.

Les auberges de jeunesse
en Algérie !

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C’est un instituteur allemand du nom de Richard Schirrman qui en eu l’idée. Il fit sortir ses élèves de la zone industrielle vers la campagne pour effectuer le premier pas vers «l’enseignement en plein air» de la vallée de la Ruhr pour les amener dans les collines boisées de la campagne et ses randonnées pédestres duraient 8 jours.

En 1909, il conçut le principe des auberges de jeunesse et obtint le droit d’utiliser les écoles innocupées pendant les vacances. Un mouvement naquit : c’est l’ajisme. La première auberge de jeunesse (AJ) permanente dans le monde a été aménagée dans le château d’Altena (Westphalie) en Allemagne pour remplacer «l’auberge» temporaire située dans l’école de Schirrman qui crée avec Wilhem Munker la 1re association des AJ en 1919. «Comme nous ne pouvons pas transporter la campagne avec ses forêts, ses champs et ses près… dans les villes étroites, il ne nous reste pas d’autre chose à faire que de rejoindre la nature dans le jardin de Dieu, et aller voyager à l’air libre ! Il faut commencer par la jeunesse qui va à l’école….» Cet appel de Shirrman est écouté et traverse toute l’Europe, et, chemin faisant, le mouvement s’étend même au-delà. Les jeunes voyageurs purent trouver ainsi de plus en plus de gîtes où ils pouvaient rencontrer d’autres jeunes de différents horizons. Mais la seconde Guerre Mondiale est déclenchée et ce n’est qu’en 1945 que le mouvement renaît de ses cendres avec la fondation de la Fédération internationale des auberges de jeunesse (International Youth Hostel Federation) qui devient un mouvement internationaliste touristique mixte socio-culturel indépendant et démocratique.

En plus des jeunes, les familles constituent un public qui est apparu récemment en AJ attirées par les prix qui y sont pratiqués et aux règlements moins rigides ; les dortoirs transformés en chambres et des espaces de restauration et caféterias y étant aménagés. Le tourisme associatif propose aux jeunes et moins jeunes une découverte à la fois de qualité, à visage humain et intelligent. Les ajistes d’un jour reviennent toujours, mais avec leur famille vu le caractère unique des AJ, seul réseau mondial de relais de tourisme pour jeunes, qui les oblige à être toujours meilleurs et fidèles à leur philosophie. Pour y adhérer, il vous suffit de vous présenter dans n’importe quelle AJ où une carte d’adhérent internationale vous sera délivrée contre 150 DA seulement. Le prix des nuitées varie entre 400 et 500 DA. Alors jeunes et moins jeunes, découvrez votre cher pays ! Du Nord au Sud, d’Est en Ouest plus de 200 AJ nouvelles rivalisent avec les hôtels. Le monde change, les auberges de jeunesse aussi, non seulement en Europe, mais même en Algérie. A vous de juger, mais un conseil : avant de partir assurez-vous qu’il y a de la place !

La Fédération algérienne des auberges de jeunesse (FAAJ) ayant été suspendue en 2004 pour non- mise en conformité par rapport à la loi 90/31, bien que des statuts avaient été rédigés et approuvés par son assemblée générale à Blida, les AJ ont végété jusqu’en janvier 2014. Réactivée à l’initiative du MJS, sans faire appel à la mémoire de ceux qui l’avait fondée et qui avaient tout fait pour que de nouvelles AJ telles que l’ont trouve aujourd’hui soient réalisées pour ne rien envier aux autres pays. Une dynamique s’était instaurée avec le MJS qu’en 2000, il était déjà question de la classification des AJ et que le symbole retenu serait le palmier, arbre symbolique de notre pays. Ce projet rédigé, discuté et approuvé est resté dans les tiroirs de responsables au MJS jusqu’en 2016. C’est grâce au ministre de la Jeunesse et des Sports actuel, El Hadi Ould Ali, que ce dernier a été signé et publié en 2016. Mais une question demeure et tout le monde se demande aujourd’hui au sein même du réseau ce que sera le statut juridique et la gestion financière des AJ en Algérie La croissance du réseau exige une gestion de plus en plus professionnelle de la fédération ainsi qu’une excellente communication avec et entre les associations membres ainsi que les personnels des AJ. Le rôle de chaque acteur et intervenant doit être établi clairement, ce que chacun attend de l’autre et quel doit être le rôle de chacun (ministère de la Jeunesse et des Sports et ses directions de wilaya, fédérations et associations).Un groupe de travail d’anciens et sympathisants, guidés par le seul intérêt des AJ, devrait être mis en place par la tutelle et s’engager dans une entreprise de sauvegarde dont l’unique credo serait la préservation de la FAAJ. Ce défi demeure à la portée pour peu que toutes les bonnes volontés s’unissent.

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